Pas de débat allaitement/bibis, juste envie de faire part de mes trouvailles et d'informer les mamans le mieux possible...

 

J'ai allaité Minibout 1 pendant 11 mois, en exclusif pendant presque 5 mois (en tirant mon lait et en utilisant les réserves au congèl pour quand j'étais au travail) puis en mixte. A l'époque (j'ai l'impression que ça fait 1 million d'années ;-) ) il y avait du choix dans les laits mais beaucoup moins que maintenant. Le bio était encore très peu représenté et pas très fiable.  J'ai donc fait au mieux avec mes pauvres connaissances de maman débutante...

 

Pour Minibout 2, même topo, en exclusif jusqu'à 5 mois (même principe) et j'ai ensuite pris un lait 1er âge au hasard (celui qui dit "après le votre,  probablement l'un des meilleurs laits" ouais  alors très loin derrière le mien parce que le lait de môman ça pue pas le pêt de vache hein!).

 

 

 

 

De toute façon, comme pour Minibout 1, je n'avais besoin que d'une seule boîte.

 

Et puis il a fallu trouver un lait 2ème âge.

Là, même en continuant d'allaiter, la diversification aidant, la vie reprenant petit à petit son cours normal, la lactation se fait moins importante et comme mon but n'était pas d'allaiter jusqu'après 1 an,  j’ai laissé les choses se tasser tout doucement. De fait il a donc fallu augmenter progressivement la part du lait en poudre.

 

Intriguée par une étiquette "sans huile de palme", j'ai commencé à étudier sur internet la composition de ces laits les uns après les autres.

Contrairement aux laits 1er âge qui sont tous les mêmes à peu de choses près (obligation légale), les laits 2ème âge y vont de leurs ajouts en « bidule qui fait mieux digérer » ou « trucmuche qui augmente la sensation de satiété » et « machin chouette qui empêche les blurps ». Il y a bien un contrôle, mais chaque lait est différent…

Une constante néanmoins : l’ajout de produits de synthèse fabriqués dans de jolies cuves chimiques mais toujours, selon le fabriquant, totalement indispensables pour que la chair de notre chair soit le plus beau, le plus intelligent et le plus plus plus possible.

Et surtout, s’ils font tout ça, c’est pour nous, les mamans qui veulent le meilleur pour leur enfant, puisque leur but est se rapprocher le plus possible du lait maternel.

 

Je ne vais pas vous détailler tous les ingrédients, mais en voici 2 qui me semblent particulièrement représentatifs : l’huile de palme et la taurine.

 

Alors oui, les Minibouts ont besoin d’huiles riches en acides gras saturés, mais l’huile de palme est tout simplement une invention d’industriels pour gagner plus d’argent, décimant au passage des millions d’hectares de l’habitat naturel de l'ourang-outan, créant des générations d’obèses et réduisant des milliers de cultivateurs du bout du monde au rang de quasi esclaves. D’autres huiles existent (tournesol, colza, coco, olive…), mais elles sont plus chères et plus difficiles à travailler (l’huile de palme est solide à température ambiante ce qui rend son transport très facile). Et comble de l’horreur, certains laits bio en contiennent. Ca veut dire qu’on fabrique de l’huile de palme bio…on marche sur la tête là…

 

La taurine est cette fameuse hormone présente dans une boisson énergisante qui donne des ailes, et qui, au passage, a été interdite très longtemps en France, et l’est toujours pour les personnes souffrant de problèmes cardiaques. Alors oui, le lait maternel en contient, mais c’est de la taurine naturelle fabriquée par môman. Et c’est là toute la différence. Les industries chimique et agroalimentaire ont fait de gros progrès ces dernières décennies, mais un produit de synthèse n’est jamais absorbé de la même façon qu’un produit naturel.

 

 

Ne souhaitant pas tuer d'orang-outan, ni nourrir mon bébé avec du Redbull, j’ai donc cherché un lait ne contenant ni huile de palme, ni taurine…et là LA GALERE !

 

 

 

Je n’ai trouvé que 4 laits :

- Holle : marque allemande, précurseur du bio chez les bébés. Problème : pas de tests faits par des labos indépendants, que des tests faits en interne. Je n’aime pas les gens qui ne jouent pas la transparence, je ne l’ai donc pas essayé.

- Babybio : la marque qui monte dans les magasins bio. Pas mauvais, aux alentours de 18 euros la boîte. Je le trouvais néanmoins un peu sucré et sa couleur jaune ne m’a pas plû. Testé sur 1 seule boîte car rupture de notre lait habituel. La nouvelle formule ne contient plus d’huile de palme contrairement à l’ancienne…

- Prémilait : le bonheur ! Tous les critères étaient remplis avec en plus une fabrication française à partir de lait français fait par des vaches françaises (non pas que je sois autocentrée, mais je suis plus confiante dans le système de contrôle français que dans les autres). Dissolution facile, goût agréable et qui change au cours de l’année en fonction de l’alimentation des vaches, et très peu sucré. Lui aussi aux alentours de 18 euros la boîte. Problème : difficile à trouver, même en magasin bio, et parfois en rupture. Adopté pour 6 mois.

- Physiolac Bio : non testé, mais sur de nombreux forums, les mamans l’ayant utilisé le recommandent. Environ 17 euros la boîte.

Pour celles d’entre vous qui pensaient à la marque Hipp : FUYEZ !

Le problème du bio c’est quand il devient industriel. Odeur désagréable, pellicule grasse dans le biberon impossible à enlever même après plusieurs lavages. Et surtout, contient de l’aluminium d’après l’article de 60 millions de consommateurs de mars 2014 et…DE L’HUILE DE PALME habillement cachée sous le nom « d’huiles végétales ». Testé 1 fois, en vacances, car aucun magasin bio aux alentours…

 

 

Pas de culpabilité les super-mamans qui ont utilisé des laits contenant ceci ou cela, nous voulons toutes le meilleur pour nos Minibouts. Les industriels ne communiquent quasi jamais sur le sujet, et on comprend pourquoi. Il est vraiment difficile de trouver des informations.

Tout comme pour Minibout 1, j’ai attendu avec impatience que Minibout 2 fête son premier anniversaire, pour faire sortir définitivement de ma vie toutes ces poudres et le passer au bon vieux lait de vache bio demi écrèmé.

 

Pour finir je vous laisse méditer sur les conséquences que peuvent avoir ces recommandations officielles :

"Afin de pouvoir commercialiser une «préparation pour nourrisson» ou «préparation de suite» le fabricant doit se conformer à  la  règlementation  de  composition  établie  par  l’Afssa et les normes parues au Journal Officiel. Dans  ce  cas  l’étiquetage  doit  fournir  composition  et  ingrédients utiles à la compréhension  et  l’indication  du produit,  en conformité avec la directive  CE....  Il  n’est  pas  obligatoire  de  faire  figurer  l’ensemble  exhaustif  de  tous  les  composants , du moment que le produit est conforme aux normes Afssa."

 

Mamanmilka, ex productrice de lait de môman