Une des premières choses que j'ai connu en devenant maman, c'est la PEUR!

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Vous me direz, ce n'est pas le plus beau des sentiments. On s'attend à une bouffée d'amour, une joie immmense, une grande fierté aussi. Il y avait un peu de ça, c'est vrai. Mais ce n'est pas le sentiment qui a dominé à ce moment là.

Je me souviens d'ailleurs très bien du moment où cette peur est arrivée. Je venais d'être redescendue dans ma chambre, j'étais avec mon mari et on attendait que notre louloute soit descendue de néonat (césarienne donc pas eu la miss tout de suite). 

Elle est arrivée, dans son petit berceau en plexiglass. Et à mesure qu'elle approchait, une boule grandissait dans mon ventre. La peur... Une peur irrationnelle, un mélange de "peur de ne pas réussir à bien faire" et de "peur qu'il lui arrive quelquechose". Je ne pouvais quitter mes yeux de cette petite chose à côté de moi, à travers le berceau mais en même temps, je ne pouvais me résoudre à la prendre.

Elle était si petite, si fragile (enfin c'est l'impression que j'avais).

Le plus destabilisant, c'est que mon mari lui paraissait à l'aise. D'ailleurs, tous les gens qui me rendaient visite, paraissaient savoir faire. Alors que moi, j'étais nulle. C'est sûr, j'allais faire quelquechose qui n'irait pas, j'allais lui faire du mal, moi qui voulait si bien faire.

Cette peur a duré 3 mois... enfin ce babyblues. Car la peur ne m'a jamais vraiment quitté.

Dès qu'une maladie pointe le bout de son nez, j'imagine le pire! Une petite toux et j'imagine une bronchiolite, un vomissement et je pense déshydratation, un mal de tête et c'est une méningite...

Heureusement, j'ai un pédiatre en or, qui ne me culpabilise jamais et me rassure (merci Dr W ;-))

En plus j'ai une louloute qui n'est quasiment jamais malade.

Sauf que des louloutes j'en ai deux!!!!! Et ma deuxième me donne largement de quoi nourrir ma peur! Elle est très souvent malade et toujours des trucs bizarres genre adénolymphite mésenthérique ou angine sans mal de gorge... En grandissant, elle en joue d'ailleurs, elle a toujours mal quelquepart quand elle ne veut pas faire quelquechose la chippie et du coup on ne sait jamais la vérité.

Comble de bonheur, la peur s'immisce partout. Une fois l'entrée à l'école, elle revient. Lorsque ma fille me dit "J'ai pas de copain", je l'imagine toute seule, dans une cour où tout le monde se moque d'elle...  Quand elle ramène des évaluations avec du rouge, je me dis que j'ai une dyslexique ou autre dys...

Quand nous sommes au parc, je n'arrive pas à ne pas imaginer le pire, quelqu'un qui me kidnappe ma fille alors que j'ai le dos tourné...

Bref, mon petit coeur de maman est à rude épreuve.

Alors je vous rassure, je me soigne, et j'essaie de contrôler cette peur. J'y arrive la plupart du temps (même si les copines vous diront le contraire, il ne faut pas les croire ;-))

images2 Mon truc pour essayer d'apprivoiser cette peur, c'est la connaissance. Je ne compte plus les livres de médecine, les livres sur la psychologie de l'enfant...

Pour l'aspect scolaire (c'est finalement ma plus petite peur lol), je me fais confiance, c'est quand même mon métier ;-).

Et puis, j'essaie de me soigner à l'homéopathie avec gelsenium (très bien aussi pour les enfants angoissés)...

Et vous, connaissez-vous cette peur?